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Les chemins des canaux

Le canal de Vaucluse

La fonction première du canal de Vaucluse, dès l’époque gallo romaine, est de drainer les zones marécageuses de la plaine pour permettre un meilleur écoulement des eaux et la récupération de terres pour l’agriculture.

Le canal favorise l’essor industriel d’Avignon : dès le XIème siècle, il alimente les moulins à blé dont le moulin de l’Epi connu depuis 1204. La farine était portée en ville grâce à de petits bateaux. En très mauvais état, le moulin fut détruit en 1997 ; le canal alimente également papeteries, fabriques de soie, de draps, teintureries, ateliers de garance, usine de Cantarel. Il fournit en eau les douves des remparts au XIIème siècle. De nos jours, il sert à réguler les fortes pluies et les risques d’inondation.

 

Le canal apporte l’eau de Fontaine de Vaucluse, où la Sorgue prend sa source, depuis Le Thor jusqu’au Rhône. Il traverse 6 communes sur 22 km. De nombreux ouvrages structurent la « plaine des Sorgues » : seuils, déversoirs, vannes, drains, collecteurs. Au fil du temps ce système de canaux a modelé le paysage et apporté la prospérité au territoire.

Le « chemin des canaux », réservé aux piétons et aux cyclistes, à partir du boulevard Limbert (Porte Thiers), conduit à Montfavet. Sur les bords du canal vivent des crapauds épineux et des couleuvres à collier. On peut y pêcher des ombres, des goujons et des anguilles.

Il canal longe le quartier du Pont des Deux Eaux, où jadis le canal de l’hôpital passait au-dessus du canal de Vaucluse grâce à un pont-canal à présent disparu.

 

Le chemin se poursuit par le parc Chico Mendès, où se trouve toujours le moulin de la Sacristie, datant de 1770. Il servait à fouler le linge puis au traitement de la Garance. Il appartenait à Sixte Isnard, philanthrope avignonnais qui légua une partie de sa fortune à la ville en 1845.

De l’après-guerre jusqu’aux années 60, les quartiers de pavillons constituèrent l’essentiel de l’habitat, puis les grands immeubles firent leur apparition… et continuent d’apparaître. D’un côté du canal, des maisons individuelles, de l’autre, des ensembles en construction.

Le chemin passe sous l’autoroute par un tunnel abondamment orné de tags.

L’une des trois bornes d’octroi qui subsistent : l’octroi était une contribution perçue par les villes sur les boissons, les aliments, les combustibles, le fourrage et divers matériaux, mais ni sur le blé ni sur la farine. Il permettait de contrôler le va et vient des marchandises et de limiter la contrebande, pratique très courante.

< L'île Piot                                                                                    Chemin de la Confluence >

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