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RUE DE L'AIGARDEN

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Notre Dame de la Figue

    En provençal, Aïgarden signifie «eau de vie». La rue, qui existe dès le Moyen-Age, prit ce nom peu après l’installation d’une distillerie, et sa plus ancienne mention connue remonte à 1695. Une note du terrier du chapitre de Saint Didier explique qu'on a changé le nom de Bourg des Hortigues en rue de l’Aigarden. 

 

Avant 1843, il y avait deux rues dans le même alignement : la rue Ortigon et la rue de l’Aigarden,  séparées par la rue des Trois Testons.

 

Le nom d’Ortigues ou Ortigon vient d'une vieille famille qui possédait un des petits bourgs hors les murs appelés  bourguets.  En 1316, une de leurs maisons se trouva comprise dans l'emplacement de la livrée du Cardinal d’Ostie, et la famille fut obligée de résider dans le quartier qui conserva son nom.

Dès le XIIIème siècle, un certain Pierre Ortigue faisait partie du Conseil Général d'Avignon. Un membre de la famille occupa le premier poste consulaire quatre fois au XIVème siècle et onze fois au XVème. Antoine d’Ortigue, premier consul puis député, devint viguier en 1470. Il fit partie des douze notables que la ville désigna en 1476 pour commander la garnison, et prêta, en tant qu'ambassadeur d’Avignon, serment de fidélité à Louis XI.

Ortigue d’Ortigue, peut-être  fils d’Antoine, fut désigné par le Conseil pour aller à la rencontre du cardinal-légat, Julien du Roure, qui vint au nom du Pape prendre possession d’Avignon et du Comtat, après que le Roi de France s’en fût dessaisi.

   

   Le graveur Balechou, né en 1719 et mort à Avignon le 10 août 1764, habita dans cette rue. Invité à faire la gravure du portrait d'Auguste III, roi de Pologne, peint par Rigaud, il fut accusé d‘avoir vendu des épreuves prématurément et dut s'exiler en Avignon. Diderot écrivit de lui :«Lebas et Cochin gravent de concert les ports de mer de Vernet, mais il y a à Avignon un certain Balechou, assez mauvais sujet, qui court la même carrière et qui les écrase». 

 

Le musicien Jean Joseph Mouret naquit rue de l'Aigarden en 1682. Il fut surintendant de la musique de la duchesse du Maine et directeur de l'Académie royale de musique. Son œuvre est importante, en particulier pour la Comédie italienne. Il mourut fou à l'hospice de Charenton, en région parisienne, en 1738. 

 

La rue abrita un hôpital pour 48 enfants pendant la peste de 1721.

< Quelques repères                                                                                                                                    Espace Jean Alesi >

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