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   C‘est ici la partie la plus ancienne d’Avignon, au pied du Rocher des Doms, mais l'histoire de la rue commence au XIVème siècle avec les installations cardinalices.

 

 Elle fut l'une des « grandes rues » d'Avignon et garda longtemps ce titre, car elle partait de la place principale et menait au pont sur le Rhône.

 

Au Moyen Âge, elle était la Ballanciarum Caloterie, puis est devenue rue de la Lanceriede la Miraillerie, c'est à dire des Miroirs (alors que les miroitiers se trouvaient dans la rue du Bon-Parti, actuellement Gérard Philipe), puis de Miraul ou Mirolio d'après le cardinal de Mirolio, évêque de Genève, promu cardinal en 1385 par son compatriote l’anti-pape Clément VII. Sa livrée allait  de la rue saint Étienne à la rue Pente-Rapide. 

Presque en face, près d’un endroit dénommé Aspiran dont la destination reste indéterminée, se trouvait la livrée de Pierre de Prato, que Jean XXII fit cardinal en 1320.

 

Elle devint rue de la Balance grâce à l’enseigne d’une auberge dans laquelle se déroulaient des transactions commerciales. D'autre part, un fabricant d’instrument de pesage avait une balance pour enseigne.

Aux n° 35 et 37 se trouve l'Hôtel de Suarès d’Aulan. La famille de  Suarès d'Aulan avait dû fuir Tolède et Cordoue  au début du XVIème siècle et s'était installée à Avignon. Jean François de Suarès fut plusieurs fois Premier consul.

Le quartier de la Balance avant 1958

    Depuis 1851 environ, de nombreux établissements avaient le droit d’accueillir des prostituées et la rue de la Balance en comptait quelques-uns ; en 1874, un arrêté municipal déclara qu'elle ne faisait plus partie des rues autorisées à la prostitution.

   

Mais la rue de la Balance, c’est aussi le souvenir de «CrunCrun»,  qui au début du XXe siècle amusait les Avignonnais par ses pitreries.  Jean Denis Longuet racontait : «Vous vous souvenez de la fois où on l'avait habillé en danseuse ? Sa sœur lui avait donné vingt sous pour qu'il ne ridiculise pas la famille en se travestissant ainsi. Comme M. Hughes, le coiffeur de la rue Balance lui avait donné quarante sous pour qu'il se travestisse, ce jour-là, Crun-Crun gagna ses trois francs»

   Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier fut habité par les «caraques», surnom donné aux gitans d’Avignon. Très populeux, le quartier était devenu insalubre et décrépit. A partir de 1960 ses habitants furent  transférés en grande partie aux HLM de la Croix des Oiseaux, et beaucoup de maisons médiévales furent démolies et remplacées par des bâtiments plus confortables mais sans charme. Seules celles jugées d'intérêt historique furent sauvegardées.

< Rue des Bains                                                                                                                                 Rue de la Banasterie>

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