Accueil  / Dictionnaire des rues / Rue de la Bouquerie

Rue de la Bouquerie

Vierge à l’enfant -Vierge en prière

1 - Rue de la Bouquerie

 

Comme la rue de la Bancasse ou, plus tard, la rue de la Balance, la rue Bouquerie était une Magna Carreria, c’est-à-dire une des grandes rues de la ville, celles qu’un carrosse pouvait emprunter sans problèmes et que l’on nettoyait particulièrement lorsqu’un invité de marque était reçu par la ville. 

 

Au XIVe et au XVe siècle, le nom de Bouquerie, qui signifie « boucherie », était plutôt attribué à la rue Saint-Marc, la boucherie se trouvant à son extrémité, au portail Boquier près de Saint-Martial. La rue actuelle de la Bouquerie, avec celle de Saint-Nicolas d’Annecy.

 

Mais, comme on l’utilisait pour aller de la grande boucherie, située place de l’Horloge, au portail Boquier, elle prit le nom de rue Bouquerie. A également porté le nom de rue des Masses.

 

2 - De la rue Saint-Agricol à la rue Collège-d’Annecy -

 

4 - La rue Bouquerie : C‘est ici, au N°13, que l'illustre Théâtre de Molière vint jouer en 1655 et en 1657. Molière y rencontra Pierre Mignard qui fit de lui plusieurs portraits. Le fils de Nicolas Pierre Mignard, dit le Chevalier, y naquit en 1640 et y mourut en 1725. 

 

Le Petit Séminaire s'y installe en 1812 ; de cette époque datent les trois statues représentant Jésus Marie Joseph dans la niche de la façade. En 1826, le séminaire est remplacé par les Dames de la Providence qui recueillaient les filles repenties, puis les orphelines. C'est actuellement la crèche du cours Saint Michel. La porte d'entrée du XVIIe porte un beau mascaron baroque, et dans le jardin, trois arcades de pierre gardent la nostalgie charmante des secrets du vieil Avignon. Plus loin, deux plaques en provençal sont ‘a la gloire de félibres avignonnais.

 

 

6 - La partie septentrionale de cette rue jusqu’à la place de la Préfecture, s’appelle aussi, à cause du voisinage de l’hôtel où les Préfets du département font leur résidence, rue de

la Préfecture.

 

 

Entre les maisons actuelles des R.R. P.P. Jésuites du Noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes et de MM. Bosse et Seguin, existait une rue étroite, aujourd’hui fermée, dite en 1324 de l’Amelier, aliter des Toffans. Une Jeanne Laure, brunisseuse de vases d’argent, y habitait au XIVe siècle.

Dans la rue de la Bouquerie, entre la rue Basile et le Plan de Lunel, était, au XIVe siècle,

la livrée de Robert de Genève, archevêque de Cambrai, qui ut créé cardinal en 1372 par

le Pape Grégoire XI. La faction des cardinaux français, après avoir protesté contre l’élection d’Urbain VI, qui avait été faite sous la pression de la populace de Rome, élut à la

papauté, en 1378, ce même Robert, qui figure dans l’histoire du schisme sous le nom de Clément VII, et qui siégea à Avignon

 

N° 6 : à l'étage de cet ancien hôtel du XVIIIe se trouve un cabinet aux murs peints de chinoiseries en grisaille. Il est le seul de ce type a subsister dans la ville. Un autre qui se trouvait au palais du Roure à motifs d'or sur champ rouge, a disparu. 

 

N° 13 : hôtel de Roays du XVIIIe. Le duc de Brancas en était propriétaire lorsque vinrent en Avignon en octobre 1784, le contrôleur général des finances Necker et son épouse. Leur fille, la future Madame de Staël nous a laissé son opinion sur la ville : «Avignon est grand et dépeuplé, les têtes des habitants sont désertes comme les rues, le paysage n'est point beau, le soleil n‘échauffe qu'en consumant.» 

 

C‘est au rez-de-chaussée de l'hôtel que l‘imprimerie Seguin imprima la première édition de «Miréio» de Frédéri Mistral en 1859. Puis, de 1891 à 1893, le journal de Folco de Baroncelli, «l‘Aîoli», sortit de ses presses. 

 

N° l6 : maison de Laurens, d’une famille de juristes avignonnais. 

 

N° l8 : hôtel Villardy de Montlaur, bâti sur l'emplacement de la livrée de Cambrai. La Ville acquis cette maison en 1927 pour agrandir le Musée Calvet. 

 

N° 22 : maison de Pierre Avril qui en 1603 fit construire ici un jeu de paume, ou tripot, doté d'un billard. La fille d’Avril a épousé le peintre Nicolas Mignard qui y vécut toute sa vie. 

© 2019 Association Avignon,  la cité mariale - avignon.lacitemariale@gmail.com

Association laïque à but non lucratif, dédiée à la préservation et mise en valeur du patrimoine d'Avignon

N° Immatriculation RNA : W842007266 - Code APE : 94.99 Z - N°SIRET : 839 258 092 00015

Fondateurs NG -JMA - Détenteurs du Certificat de Formation à la Gestion Associative (C.F.G.A)

Partenaire : 

Copie de logo-aprova84_transparent.png