Le nom actuel de rue de la Croix est très ancien. Un oratoire, cité dès 1316 et dédié à la sainte Croix du Christ, se trouvait au fond d’une impasse de cette rue. C‘était un lieu minuscule de six cannes carrées et six pans (une douzaine de mètres carrés) élevé sous le vocable de "l‘Invention de la Croix du Christ", une fête célébrée le 3 mai qui existait déjà en 1107. 

 

Elle a ensuite porté le nom de rue du Pape Clément VI,  et rue de la Bulle, du fait d’une auberge à l’enseigne de « La bulle de notre seigneur le Pape », puis elle est redevenue rue de la Croix.

 

Un pèlerinage à cet oratoire était déjà très fréquenté au Moyen Age et, en 1353, une inondation brutale entraîna dans les flots plusieurs personnes. Le pèlerinage prit une grande importance à partir du testament fait en 1582 par un nommé Antoine Peyret, qui institua une distribution d'aumône annuelle de deux sols à tous les quémandeurs. La distribution effective commença en 1594. Très vite ce fut l'affluence. A la fin du XVIème siècle, le pèlerinage devint prétexte à une ruée annuelle et il fallut mettre des barrières pour canaliser les mendiants. Mais en 1686, la foule devint si compacte que les barrières cassèrent et les gens se bousculèrent au point qu'on compta 37 morts et une quinzaine de blessés graves. 

N° 9 et 11 : Hôtel Azemar, édifié en 1740, autrefois appelé de Beaumont ou de Teste.

Le n°9 correspond à maison de Jacques de Beaumont, chanoine de la collégiale saint Pierre, qui la loua à Armand du Plessis, cardinal de Richelieu, pendant sa disgrâce de mai 1618 à mars 1619.

Le n° 11, de l’autre côté de l’impasse où se trouvait la chapelle sainte Croix,  appartenait depuis 1665 à Philippe de Bertrand de Pélicier, seigneur d'Eyrolles. Sa veuve acquit  la maison de Beaumont. Les deux maisons furent reliées par un arceau et devinrent la propriété de  Joseph-Dominique de Garcin, docteur en droit et registrateur des bulles apostoliques. La chapelle fut cédée au Mont-de-Piété.

En 1740 les deux maisons furent acquises par  Joseph de Teste. On suppose qu’il fit unifier la façade par Jean-Baptiste Franque.  Les descendants conservèrent l'hôtel jusqu'au milieu du XIXe siècle, puis il passa au docteur Azémar qui le fit restaurer. La dernière propriétaire en a fait don à la Ville d’Avignon pour y établir un musée.

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