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Rue du Limas 

Vierge à l'enfant - vierge en prière

1 - Rue du Limas 

 

Le mot Limas vient du latin limaeus qui signifie boueux. Dès que le Rhône était en crue, l’eau limoneuse s’infiltrait par la porte du Rhône et envahissait la rue du Limas. 

 

Le limas évoque un terrain boueux (limon)

 

 

2 - De la place Crillon à la rue Ferruce -

 

 

5 - À la décrue, il ne restait que la boue. Les récentes inondations de décembre 2003 nous ont prouvé que l’eau du Rhône sautait par-dessus et à travers les batardeaux pour venir se répandre dans la rue du Limas. À hauteur de la rue du Petit-Limas, une inscription nous montre le niveau du Rhône lors de l’inondation du 4 novembre 1840.

 

Pour préserver l'édifice, la façade de l’hôtel particulier fut entièrement démontée pierre par pierre puis reconstruite identique à l’origine.

 

 

6 - C’était là qu’était anciennement le port duRhône. L’aire de ce port était fréquemment souillée par les dépôts limoneux des eaux grossies du fleuve. Cette rue ne fut régulièrement pavée qu’en 1741.

 

De la place Crillon à  la rue Ferruce, la longue rue du Limas est ressortie de l'oubli lors de la réhabilitation du quartier de la Balance. 

 

Le nom de Limas apparaît dès 1303 ; c'est alors une étendue fangeuse et chaque année inondée qui donne sur le port du Rhône ; le nom est utilisé par les fustiers pour entreposer leurs bois. Il semble bien qu'il y ait eu auparavant une icône, un délaissé du fleuve qui ne se remplissait plus qu'en période de hautes eaux et qui sera progressivement asséché. 

 

Le Limas a toujours été un quartier populaire. Le 14 octobre 1792 «les filles du Limas et celles des corps saints s’étaient fait couper les cheveux à la Jacobine et s'étaient coiffé du bonnet de la Liberté», reprend la chronique. 

 

Au numéro 2, à l'angle de la place Crillon, se trouvait face à l hôtel d Europe au XVIIIe siècle, le café Philippe, du nom d'un Suisse installé dans la ville depuis 1768, Philippe Cousin. 

 

Au numéro 46, maison de Saint Eloi un bas relief fixé dans le mur montre des ouvriers en train de ferrer un cheval. 

 

Au N° 19 se trouve l'ancienne maison des Chartreux de Villeneuve qui géraient aussi un hospice.Derrière la façade, une très jolie cour intérieure du XVIIe siècle est dominée par un balcon porté sur un demi arc de pierre. Cest ici que vécut pendant longtemps, Madame Boulle, mère de l'écrivain natif d’Avignon, Pierre Boulle, auteur du «Pont de la Rivière Kwai» et de la «Planète des Singes». Le Conseil Général en a fait un blockhaus. 

 

Au N° 51 se trouvait autrefois l'auberge Bras d'Or. 

 

Au N° 52, Maison de la Pieta, puisque sur le mur de façade se trouve une Pieta du XVIIIe siècle. 

 

Au N° 53, la célèbre auberge tenue par Saint Omer au XVIIIe siècle, était installée en ces lieux. 

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