Les anciens documents l’appellent Carreria Pontis Traucati. Le nom vient du provençal : pont Troué ou pont Percé. A cet endroit un pont enjambait la Sorguette pour mener au bourg des Matheron. Il était  délabré, avec quelques trous visibles entre les pierres. Les habitants du quartier avaient l'habitude de désigner la rue d'après le pont.

Au XIVème siècle, les lieux de prostitution étaient nombreux dans la rue, qui conserva ses « petites maisons » jusqu'au XVIIIe siècle, aux portes surmontées d'ornements et de devises explicites. D’ailleurs on ne pouvait commettre d’adultère qu’ici, sous peine de payer cinquante livres d'amende en cas contraire. D'autre part, une note de 1695 stipule : « Il est formellement interdit de s’assembler dans cette rue pour y jouer aux boules ou pour s’y amuser en faisant du bruit ».

 

Le Pont-Trouca formait la limite de la circonscription de deux anciennes paroisses : ce qui était à l'est appartenait à saint Pierre et ce qui était à l'ouest à saint Genies (ou Genest).

 

Au n° 5 vécut le félibre irlandais Charles-William Bonaparte-Wyse (1826-1892), fils d'un ambassadeur de la reine Victoria et petit-neveu de  Napoléon 1er. Il écrivit quelques poésies en provençal (Les Papillons Bleus), et se rallia au côté de Mistral en faveur du Félibrige, cette "Idée latine" qui voulait fédérer les différentes identités méditerranéennes.

< Rue du Pont                                                                                        Rue  Armand de Pontmartin >

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