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Rue du Portail Matheron 

Vierge à l’enfant

1 - Rue et place du Portail-Matheron

 

En 1226, Pierre Bertrand Matheron, chevalier est nommé clavaire de la commune ; un de ses parents, Laugier est déjà cité en 1215. Cette famille a laissé son nom au portail disparu et à la place qui s'est étendue de part et d‘autre, entre la rue Carnot et lCarreterie. 

 

Pierre Bertrand Mataron, vient le premier sur la listes des nuits consuls en 1198 et y figure aussi en 1228. En 1127, c’est Laugier Mataron qui intervint au conseil de la ville. Bertrand et Pons Mataron, quant à eux, figurent sur les actes de 1229 au sujet des travaux sur la Durançole. 

 

Lorsque cette famille quitta Avignon pour aller près d’Aix-en-Provence, sa maison fut comprise dans la livrée du cardinal Arnaud de Pellegrue, parent du pape Clément V. Le nom de Mataron a été transformé en Matéron puis Matheron (livre de Roux Alphéran sur les rues d’Aix-en-Provence). Au Moyen Âge, il y avait trois loges de changeurs sur la place du Portail-Matheron. Les changeurs se situaient surtout sur la place qui a conservé ce nom jusqu’à aujourd’hui la place du Change, mais il y en avait presque partout où le commerce était florissant

 

 

Au sud, la rue du Chapeau Rouge se dénomma également rue de la Lamproix.

 

2 - De la rue Carnot à la rue de la Carreterie -

 

 

 

5 - 6 - La maison qu’habita Stéphane Mallarmé alors qu’il enseignait en ville de 1867 à 1871, se trouve au N°8. Sur la place, une plaque rappelle la mémoire de deux victimes du camp nazi d’Auschwitz. 

 

Place du Change : de là partait vers l'extérieur des remparts, la rue «dels Stiradors», soit des ouvriers qui tendaient les draps pour leur finition. 

 

En 1229, fonctionnait ici un moulin communal. En 1366, Jean de Fulhos, dit Jujon crée une maison pour les veuves et les orphelins ; elle y restera dix ans avant d'être transporté au Pont Trouca, puis rue des Trois Faucons. 

 

Au N° 7 demeurait M. de Commin. En tant que consul, ses armoiries, celles du pape et de la ville étaient accrochées sur la façade de sa demeure. 

 

Le 20 février 1789, la foule révoltée se mit à piller les greniers à blé. Les Avignonnais vinrent arracher ses armoiries. C‘est le duc de Crillon qui ramena le calme «il fit mettre le pain à 2 sols ; cela dura trois jours et sitôt que M. de Crillon fut parti ,le pain revint au même prix, et Mgr le vice-Iégat demanda qu'on rendit le blé qui avait été pris sous peine de punitions corporelles. 

 

En même temps, on fit prendre et mettre en prison ceux qui avaient détourné les armes de Commin et une femme qui l‘avait méprisé. L‘homme fut condamné à faire amende honorable à l'hôtel de ville puis avec une torche de cire jaunâtre à la main faire le tour de la ville ; il fut conduit aux galères et la femme fut condamnée à la même amende honorable, fouettée et enfermée au Bon Pasteur. 

 

N° 8, cette maison fut le théâtre d'un crime commis dans la nuit du 25 au 26 germinal de l'an X. Madame Pical et sa fille furent assassinées par Marguerite Assela, épouse Gras et sa fille Catherine. Celle-ci fut condamnée à 24 ans de prison, mais la mère fut guillotinée en chemise rouge le 29 pluviose. 

 

D’octobre 1867 à janvier 1870, Stéphane Mallarmé, «le fantastique professeur d'anglais et le lyrique fou» y demeura. Théodore Aubanel qui l'a bien connu écrivit à son propos : «Stéphane Mallarmé est ici depuis quelques jours. C’est un brave coeur et une magnifique organisation de poète, mais qui se fourvoie dans des abstractions et des bizzareries inouïes... C‘est dommage... Il y a ici chez Mallarmé, Villiers de l‘Isle Adam et Catulle Mendès avec sa femme Judith, la fille de Théophile Gauthier. Ce sont tous les trois des parnassiens et des impossibles. Leurs thèses ne sont pas du tout amusantes et leur poésie est diantrement dans les nuages ; mais Judith est une femme admirable, jeune, grande, brune, pâle, avec l'embonpoint et la nonchalance d'une femme d'Orient. Il faudrait voir cette femme-la couchée sur une peau de tigre et fumant le narghilé». 

 

N° 19, maison où est né le peintre Paul saïn. 

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