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Rue du Roi René

Vierge à l’enfant

1 - Rue du Roi-René

 

Avant 1941, elle portait le nom de rue de la Masse, celle-ci (qui existe encore) se prolongeant jusqu'à la place Saint-Didier. Puis elle prit le nom de rue René d'Anjou. Le futur Roi René, frère de Louis lII d’Anjou, naît le 16 janvier 1409. 

 

L‘ancienne rue de la Masse, coupée en deux en 1941, a reçu pour sa partie occidentale, le nom de rue du Roi René à cause de la livrée de Gaillard de la Motte acquise à la fin du XVe siècle par le roi de Naples, comte de Provence (cft rue Grivolas). 

 

 

 

2 - De la plate Saint-Didier à la rue de la Masse -

 

4 - Paul de Fortin de Montréal transforma le logis de la rue du Roi René. En 1638, Il engage Nicolas Mignard qui se rendait à Rome, pour lui faire peindre une série de dix huit panneaux pour décorer une galerie, représentant les aventures de «Théogène et de Chariclé», dont il ne reste aucune trace. 

 

L’année d‘avant, il avait demandé à François Royers de la Valfenière les plans de la façade de son hôtel. Tandis que ceux-ci sont mis à exécution. Paul de Fortia s'embarque sur sa galère, «la Montréale » au service du roi de France pour se battre contre les Espagnols. En 1638, un violent combat se déroule devant Gênes ou cours duquel Fortia s‘empare de la capitale adverse. Ses officiers sont tués autour de lui, Il est gravement blessé et devra désormaus rester à terre.

 

Le 12 janvier 1660, la Grande Demoiselle arrive en Avignon : «J'arrivais, écrit-elle, chez M. le marquis de Crillon, homme de qualité de ce pays-là, que je connaissais... La maison de Crillon est fort belle, bâtie et peinte à l’italienne. Comme je fus dans ce logis où il y avait un monde infini, je me rassurai et voulus bien lors être ce que j'étais. Je devins civile, commençais à ne plus gronder personne et reçus le monde à mon ordinaire. Le vice-légat y fut longtemps. Comme le monde fut sorti, un de mes gens me conta une histoire qui me fit bien rire. Il y a une compagnie de cavalerie qui n'est pas une troupe fort aguerrie, ni qui monte souvent à cheval : c‘était Rospigliosi qui la commandait. Je crois qu'il est à cette heure cardinal (il le sera en 1667 et sera nommé légat d’Avignon de 1668 à 1670). On voulut mettre en escadron cette troupe dans un quartier où je passais. Le brigadier, peu accoutumé à de telles choses, et son cheval aussi, tomba dans une cave. Cette aventure n‘a pas été oubliée.».

 

 

6 - On y trouve les plus beaux hôtels de la ville; l’hôtel Berton de Crillon (1649) dont la façade a été classée Monument historique en 1915, l’hôtel Fortia de Montréal (1637) et l’hôtel d’Honoratti de Jonquerettes (XVIII‘). A l’angle de la rue Pétramale, une statuette représente N.D. des Enfants. Elle est un don du cours St-Michel voisin.

 

 

En face de l'ancien palais royal, se trouve le couvent des religieuses de Sainte Claire arrivées en Avignon en 1239. Le monastère fut reconstruit au XIVe et c‘est là que Pétrarque rencontra Laure le 6 avril 1327 : elle «apparut pour la première fois à mes yeux, au temps de mon adolescence...». Ce petit monastère vivait surtout des biens mal acquis restés sans possesseur. 

 

Le cloître de Sainte Claire a disparu et de l'église il ne subsiste que quelques éléments de la nef et une partie de l’assise.

 

Dans la partie basse de la rue vers Saint Didier, se trouvent tous des plus beaux hôtels d'Avignon 

 

Au N° 12, l’hôtel d‘HonoratI de Jonquerettes, élevé au XVIIIe Siècle Dans ce qu' reste de la cour, à droite, d‘anciennes consoles suspendues alternent atlantes et sphynges, qui même mutilés . ont le souvenr de la splendeur des lieux . 

 

Aux N° 8-10, l'hôtel Fortia de Montréal. Cette famille venue de Catalogne au début du XVIe Siècle a donné des viguiers à la ville .Les Fortia se sont toujours distingués sur mer C‘est Paul de Fortin, seigneur de Piles qui fit construire au large de Marseille les forts de Ratonneau et de Pomègue. La famille conservera pendant un siècle et demi le commandement du château d' If. 

 

 

 

La très belle façade de l'hôtel est remarquable avec ses mascorons ornant fenêtres et consoles En 1660, alors que la cour accompagne Louis XIV à Avignon, l'hôtel recevra le comte et la comtesse de Soissons. 

 

Au N° 17, l’hôtel Berton des Balbes de Crillon. Face à l'hotel de Fortin, celui de Crillon amplifie la grandeur du baroque avignonnais au XVIIe siècle . C’est à l’emplacement d'une livrée cardinalice que se font les transformations . Le plafond du vestibule a révélé sous des plâtres récents, un plafond médiéval couvre-joints peints. Cest Domenico Borboni, connu pour avoir tiré un feu d'artifice du Jacquemart et autres festivités , qui a dessiné la façade qui devait être terminée en 1649. Elle est couverte de médaillons , d'allégories , de masques et de chaînes d‘abondance. L'intérieur est disposé autour d'une cour qui distribue un portique. Le grand escalier est remarquable par sa double montée ornée de boules de cuivre, comme à l' hôtel de Montaigu. Sur le palier un superbe décor représente un arc de triomphe surmonté de putti. 

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