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Rue du Vieux Sextier

Vierge à l’enfant -vierge

1 - Rue du Vieux-Sextier

 

Cette rue s’est anciennement appelée « rue des Coffres ». En 1762,1e sextier, qui se

trouvait  jusque-là dans le quartier des Boucheries, fut déménagé et placé at:-dessus

d’une halle qui se trouvait sur la place Pie.

 

Ce nom, venant du latin Sextarius, qui était la sixième partie du conge, mesure de capacité chez les Romains, on doit avoir soin d’orthographier sextier. Le sextier, septier ou setter, valait quatre boisseaux. 

 

 

L’emploi de cette mesure avait fait donner ce nom au grenier public qui était situé au couchant de l’ancien bâtiment des boucheries. Nous avons dit, en parlant de la place Pie, comment le grenier public y fut transféré. 

 

Dès lors, les actes même du XVIe siècle appelèrent cette rue le Sextier-Vieux, en y ajoutant quelquefois cette amplification, ou le Jeu des Oranges.

 

 

En 1791, le nom de rue Aquaviva tilt enlevé et on grava à sa place « rue Neuve ».Les Avignonnais l’appelaient déjà rue du Vieux-Sextier. 

En 1843, la commission des alignements donna à l’ensemble de cette rue le nom qu’elle avait déjà de la rue Rouge à la Boucherie, c’est-à-dire rue du Vieux-Sextier

 

Son nom vient d’une ancienne mesure à grains. On peut y voir des bas-reliefs indiquant les anciennes boucheries construites par J.B. Franque en 1749. A l’angle de la rue des Fourbisseurs, une superbe Vierge à l’Enfant est protégée par un pinacle immense (hôtel deBeli)

 

 

 

 

 

2 - de la rue Rouge à la Place Pie

 

6 - Nous avons déjà dit, en parlant du passage des Boucheries, que la ville avait fait construire ces bâtiments en 1749 sous la direction de M. Franque, architecte, et sur le sol de l’hôtel de M. de Villefranche, qu’elle avait acheté dans ce but.

 

Le Vice-Légat Pascal Aquaviva, référendaire de l’une et l’autre signature du pape, quiadministra avec succés les états citramontains de l’église depuis 1744 jusqu’en 1754, seconda alors vivement les efforts du consulat, et cette rue, la plus remarquable d’Avignon par la régularité des maisons qui la bordent, fut presque entièrement reconstruite. 

 

L’édilité locale l’appela, en reconnaissance de ses soins, la rue d’Aquaviva. Ce nom fut gratté en 1791 et l’on inscrivit à sa place rue Place-Neuve. Cette désignation disparut à son tour. La Commission des alignements de 1843 appliqua à l’ensemble de la rue le nom de rue Vieux- Sextier, que portait déjà la partie comprise entre la Boucherie et la rue Rouge. La suppression du nom d’Aquaviva nous paraît dictée par un mauvais esprit, et nous aurions aimé qu’on le restituât.

 

 

 

 

 

Les  halles, construite par le fils de Jean-Baptiste Franque de 1760 à 1764, resta longtemps le grenier publie de la ville.

Le sextier était la sixième partie du « conge », lui-même étant une mesure de capacité chez les Romains. 

Elle fut reconstruite presque entièrement de 1749 à 1754 et le résultat de ces modifications en fait, encore aujourd’hui la rue la plus régulière quant à ses façades. 

 

Ces aménagements firent disparaître l’hôtel de Villefranche. Celui-ci fut acheté 45 000 livres par la ville au début des travaux de transformations de la rue.

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