Rue Favart 

Notre-Dame-de-LOURDES

Vierge en prière

1 - Rue Favart 

 

Au Moyen Age on l’appelait rue Fromageon (elle est encore présente sur l'Annuaire industriel et commercial d’Avignon de 1892) du fait que le marché aux fromages s'y tenait. Mais, plus tard, les marchands de volaille s’y groupèrent ; alors les gens parlèrent plutôt de la rue de la Poulasserie.

 

Le nom de Favart pour cette rue est très récent. Il viendrait d’un fait historique : le 15 juin 1727, une comédienne, Mlle du Ronceray, ou Chantilly, fut prise des douleurs de l'enfantement et donna le jour à Marie-Justine-Benoîte du Ronceray. Cette enfant devint plus tard madame Favart après avoir épousé le directeur de l'Opéra-Comique. Elle était une cantatrice et une actrice ; elle mourut en 1772 sans être jamais revenue dans sa ville de naissance.

 

En 1301 on note l'existence de la rue Pelherie qui allait de Saint Pierre à la Boutique Rouge. Au XVIe siècle, une partie de la rue s‘appelle de la Poulasserie. C’est là que s'installent les premiers Jésuites en 1564, dans la «Maison de l'arche». Le blason de leur Compagnie est scellé dans un mur de la cour du Lycée Saint Joseph. Devenue beaucoup plus tard la rue des Fromageons, elle n‘est devenue rue Favart que depuis 1913. Pendant longtemps, ce fut une des rues chaudes de la ville et la réputation locale de Madame Favart en a beaucoup souffert.

 

2 - De la place de [Horloge à la place Nicolas-Saboly -

 

5 - Elle suit l’ancien tracé des remparts romains. Des peintures en trompe-l’oeil représentent les principaux comédiens ayant fait les heures de gloire du festival.

 

Marie Justine Benoîte de Ronceray est née en Avignon en 1727 tout à fait par inadvertance. Fille d'un musicien de la chapelle du roi Stanislas et d'une comédienne en tournée en Provence, elle fut élevée à Nancy avant de débuter à  l'Opéra Comique à Paris en 1744, sous le nom de Mlle de Chantilly. L’année suivante elle épouse Favart, comédien et auteur de théâtre qui l‘entraîne dans la troupe que le Maréchal de Saxe entretient dans son armée. Bientôt celui-ci poursuit la jeune femme de ses assiduités, lui écrivant : «Mademoiselle de Chantilly, je prends congé de vous, vous êtes une enchanteresse plus dangereuse que feu Madame Armide. Tantôt en pierrot, tantôt travesti en amour, et puis en simple bergère, vous faites si bien que vous enchantez tous. Je me suis vu au moment de succomber aussi, moi dont l'art funeste effraye l'univers. Quel triomphe pour vous, si vous aviez pu me soumettre à vos lois». 

 

En fait, la jeune Madame Favart est amoureuse de son mari et refuse de céder au barbon. Celui-ci s'acoquinant avec la mère, la fera enlever, enfermer dans un couvent aux Andelys, puis à Angers. La mort du maréchal en 1750 permettra enfin au couple de couler des jours heureux et de triompher sur les scènes parisiennes. On doit à Madame Favart d'être apparue un jour sur scène où elle jouait une bergère, dans le premier costume de pastourelle vu sur un théâtre français. 

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