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Rue Félix-Gras 

Vierge aux rayons

1 - Rue Félix-Gras 

 

2 - De la rue Saint-Agricol à la rue Basile -

 

Autrefois appelée rue Sainte-Praxède à cause d’un couvent qui se trouvait à la Tour d’Espagne, près de Montfavet. 

 

Félix Gras a vécu ici, rue Sainte-Praxède. Il est né à Malemort-du-Comtat en 1844. Il méritait qu’une me porte son nom. C’était un grand poète, un romancier et un conteur.

 

Le poète habitait ici d’où le nom de la rue.

 

4 - Félix Gras (1844-1901), clerc chez le notaire Giera, frère du félibre, fera carrière comme notaire à Villeneuve-lès -Avignon. 

 

Sa soeur, elle-même provençalisante, avait épousé le félibre Joseph Roumanille. Lui, épouse en 1878, la nièce de Roumanille : il sera l'année suivante nommé juge de paix en Avignon. Ses oeuvres principales s'appellent «Lou Roumancero Prouvençau, Lou Catéchisme dou bon Felibre, Li Papalino». Sa grande oeuvre sera le roman historique «Li Rouge dou Miéjour» paru en 1895. Son fils, le sculpteur Jean-Pierre Gras a réalisé un buste de son père qui se trouve au Rocher des Doms. 

 

 

Au N° 7, Armand de Pontmartin naquit dans l'hôtel de Brancas en 1811. Cet académicien qui résidait le plus souvent à Paris et aux Angles où il mourut en 1890 fut un homme de lettres très estimé à qui la ville a donné le nom d’une rue. 

 

5 - Le monastère de Sainte-Praxède fut fermé en 1587 sur l'ordre de l'archevêque. Une enquête avait révélée que la prieure Madeleine Daret et les sœurs Marguerite Desiderii et Louise de Villeneuve, étaient enceintes ; la soeur Gaufride était, elle, âgée de 70 ans, On transféra les sœurs au monastère de Sainte Catherine : l'argenterie et les reliques furent” réparties entre Sainte Claire et les Prêcheurs. Sainte Praxède reprendra son existence en 1610 et aura des prieures de valeur comme Anne de Monclar, Gabrielle de Vallet, Julienne Morel, Félicie de Grugière,Thérèse d'Espeaute, Agathe de Beauchamp.

 

 

 

6 - C’est le cardinal du titre de Sainte-Praxède, Pierre Gomès, évêque de Carthagène, qui avait établi les religieuses dans cette banlieue d’Avignon. 

 

Elles durent déménager pendant le Grand Schisme pour s’installer ici en 1398. Ce lieu était l'ancienne livrée du cardinal Pierre de la Jugie. La chapelle, dont on voit le chevet dans cette rue, avait été construite par Nicolas Roux de 1427 a 1430.

 

 

Face à l’hôtel de Brancas, on trouve quelques vestiges de l’église du couvent de Ste Praxède. L’église date du XV ième siècle.

 

Dans la rue se trouve, à l'angle de la rue Petite-Calade, l'hôtel Grimoard de Beauvoir du Roure dont la porte cochère se déploie sur le pan coupé, étonne par la rudesse de ses pilastres lisses surmontés de chapiteaux pseudocorinthiens ; un fronton couronne le tout. La petite cour intérieure est caladée. 

 

 

 

Le couvent de Sainte Praxède 

 

De l’autre côté de la rue, l'ancienne chapelle Sainte-Praxède évoque le nom du cardinal Pedro Gomez de Barosso qui avait construit une bastide au lieu-dit «La Tour d'Espagne»à Montfavet. A sa mort, il transforme sa maison de campagne en fondation religieuse pour des filles qui portent son titre cardinalice de Sainte Praxède. 

 

Au temps des ravages des Grandes Compagnies, les religieuses sont rapatriées à l'intérieur des murs et trouvent ici un refuge. C'est dans cette chapelle qu'est venue prier Sainte Catherine de Sienne ; alors qu'elle était plongée en extase, une religieuse n'hésite pas à lui planter une aiguille dans un de ses pieds nus, mais la sainte ne ressentit pas la moindre souffrance. 

 

 

 

La plus célèbre sera soeur Julienne Morel. Elle est la fille d'un marchand de Barcelone où elle naît en 1594. Elle suit son père obligé de s'exiler à Lyon où il devient changeur. Dès l'âge de douze ans, cette orpheline de mère montre des dispositions de petit prodige. Elle parle sept langues, est une musicienne accomplie et écrit des thèses de philosophie. Bientôt on la surnomme la «Doctoresse». Mais elle choisit de se faire religieuse, vient en Avignon où elle est reçue avec tous les honneurs et se fait nonne en 1609. Elle fut trois fois prieure de Sainte Praxède, fera la traduction du «Traité de la vie spirituelle» de saint Vincent Ferrier, sera la bâtisseuse du nouveau cloître du couvent et va créer celui de Saint Maximin avant de mourir en 1653.Le choeur et l'entrée de la chapelle furent refaits en 1621 par Royers de la Valfenière. C'est à cette date qu'ont été placés les deux blasons, en partie martelés, qui, au-dessus de la porte montrent les armes du roi d'Espagne et du cardinal Gomez avec ses lions. Les vestiges de la chapelle ont été incorporés dans le premier amphithéâtre de l'Université en 1965. 

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