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Rue Petite Fusterie 

Vierge à l’enfant - vierge en prière

1 - Rue Petite-Fusterie 

 

Comme la rue Grande-Fusterie, la rue Petite-Fusterie tient l’origine de son nom ides fustiers, charpentiers et marchands de bois. 

 

Le quartier tout entier s’appelait la fusterie depuis très longtemps. 

 

Au XIIIe siècle, c‘est la Fusterie Vieille, appelée ensuite Fusierie Basse avant de devenir Petite Fusterie Tout au long de cette rue, du côté oriental, se dissimulent les meaux romains qui bordaient le forum.

 

2 - De la rue Saint-Agricol à la rue Saint-Étienne -

 

4 - Pierre François de Tonduty (1583-1669) était un juriconsulte éminent, deux fois primicier de l‘université, auditeur général de la légation, comte palatin. Elève du collège des Jésuites, il y appris l'astronomie et calcula avec Gossendi la différence des longitudes entre Paris, Avignon et Digne par l'observation d’une éclipse de soleil. En 1634, il définit la latitude d’Avignon depuis l’observatoire du collège.

 

 

5 - Le 21 février 1450, une délibération du conseil déclare que toutes les étoffes qui sont fabriquées à Avignon seront plombées sur un côté aux armes du Saint-Père et de la ville d'Avignon pour être reconnues sur le marché. 

 

Ce conseil déclare aussi que les étoffes seront vendues à la Petite-Fusterie. Grâce à la proximité du port fluvial, les voyageurs et les visiteurs étrangers étaient nombreux. Très vite une activité nouvelle envahit les rues de la Fusterie : l’hostellerie. Pétrarque raconte qu’Avignon au XIVc siècle regorgeait d’hôtels.

 

6 - Le 20 mars 1587, le duc d‘Epernon, ngerneur de Provence, courut le jeu de la bague sur une chaussée dépavée : «il courut la bague avec grand triomphe, tous masques accoutrés de coul…. 

 

Sur le parvis de Saint-Agricol, on planta autrefois un mât pour la fête du saint, le 2 septembre, auquel était suspendu une cage avec des oisons, en souvenir des cigognes  attirées dans la ville par le saint. La fête dégénéreront, l'archevêque la fit interdire en 1738. 

 

Dormant à la fois sur le parvis et sur le N° 2 de la rue. l‘hôtel de Brantes fut construit par Alexandre le Blanc entre 1685 et 1686. Il resta aux Blanc de Brantes jusqu'à la Révolution. Les Brantes possèdent encore un domaine à Sorgues. C‘est là, près de Gentilly que le marquis de Brantes fit une ascension en aérostat le 4 avril 1784. L'enveloppe faite en rubans servant d'armature et de papier était peinte avec en inscription : Devise placée sur l’Equateur. «Le génie est du ciel le don le plus parfait. Montgolfier, qui l'obtint, maître de l‘Epyrée, m‘entraîne sur ses pas à la voûte ethérée, et je rapporte aux dieux le tribut du bienfait». 

 

Au N° 3, l'hôtel de Fortia d‘Urban eut sa calade refaite en 1768. Actuellement, l'hôtel appartient au Syndicat des entrepreneurs dont le bon goût a permis une restauration pleine de richesses. Outre les salons XVIIIe qui ont gardé de délicieuses scènes peintes dans le style des petits maîtres du XVIIIe, et leur décor d‘origine, les travaux successifs ont fait apparaître un plafond du XIVe siècle avec une partie de sa polychromie. Au rez-de-chaussée on a également retrouvé un plafond de la fin du XVe siècle porteur de blasons ronds. 

 

Au N° 9, l'ancien collège de Sénanque fondé en 1491 par Jean Cosaleti, abbé de la célèbre abbaye cistercienne et ses trois voûtes d’ogives est aujourd'hui le cadre d'une exposition d'antiquités. A côté, un bel escalier de pierre du XVIIe a sa façade tournée vers la rue, ce qui est un exemple unique en Avignon. 

 

Aux N°s 17-19, l’hôtel de Tonduty de Saint-Légier avait appartenu à Pompée Catilina. De la demeure ancienne il subsiste une belle fenêtre à meneaux de la fin du XVe siècle. Pierre-François de Tonduty de Saint-Légier, baron de Malijac acquis l‘immeuble et le fit reconstruire. Il demanda à Nicolas Mignard de faire la décoration du grand salon de l’étage entre 1655 et 1659. L‘artiste fera d'ailleurs en même temps le portrait de son commanditaire, gravé par F. Poilly et placé en tête du «Tractatus de pensionibus ecclesiasticis...» écrit par Tonduty. Les peintures ont été retirées de l'hôtel au moment de sa vente en 1881 et présentées au château de Valmatte en Haute-Loire. En 1962, le Musée Calvet a pu racheter à l'hôtel Drouot, en vente publique, les dessus de portes représentant les quatre saisons, ainsi que Apollon et Daphné, Apollon et Midas, Apollon et Marsyas, qui sont exposés au Musée. 

 

 

Au N° 21 : hôtel de Monery du XVIIIe dont la belle façade abrite une suite d'appartements entierement meublés d'époque. Depuis 1885, l'immeuble appartient aux de Saint-Priest d'Urgel. 

 

Au N° 25 demeurait le Dr Gabriel Colombe, qui fut un des premiers conservateurs du Palais des Papes et dont les nombreuses études ont permis de faire les premières identifications des différentes parties du monument. Une rue de la ville porte son nom dans le quartier de Monclar Sud, 

 

Au N° 28, la petite maison de Pertuis n'est autre que l‘arceau romain qui servait de base au clocher de l‘église de la Madeleine. 

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