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Escaliers des Doms 

Notre-Dame-de-Bon-Voyage

Vierge à l’enfant - à sa gauche

1 - Escaliers Des Doms

 

Cet escalier est ainsi nommé de la chapelle, aujourd’hui détruite, à laquelle il aboutissait. 

 

Sainte Anne était le nom d‘une très ancienne chapelle du Haut Moyen Age qui jouxtait la cathédrale et a disparu depuis longtemps. Au pied des falaises, se trouvaient les prisons de la ville construites au XIXe siècle et qui ont été désaffectées en 2003 avec leur transfert au Pontet. 

 

On ne connaît pas l’époque de sa construction première, mais il fut entièrement reconstruit sous la conduite de l’architecte Péru, et achevé au mois d’avril 1767. 

 

Dans les fouilles qui furent faites pour établir ses plus hautes marches dans le voisinage de l’Ermitage, on trouva, parmi d’autres antiquités, une médaille de bronze, de Néron. Toute la partie supérieure de cet escalier a été remaniée et modifiée en 1846. La chapelle de Sainte-Anne, démolie en 1792, était très ancienne, puisque d’après les recherches de l’abbé de  Massilian, elle existait déjà en l’année 1096.

 

La portion de rue qui, laissant à droite l’escalier de Sainte-Anne, allait aboutir, dans la cour du Palais, sous la tour Trouillas, se nommait, sans doute, à cause de ce voisinage, la rue de Trouillas dit un acte de 1470.

 

Au flanc oriental du Rocher des Doms, les Escaliers Sainte-Anne permettent de grimper depuis la rue Bertrand jusqu‘au plateau en longeant les anciennes carrières de plâtre devenues falaises. 

 

 

2 - De la rue la Banasterie au Rocher des Doms -

 

5 - La montée existait en 1316 sous le nom de «Escalier du château» qui devient dès 1491, celui de Sainte-Anne. En 1698, il est écrit que «les grands degrés qui vont de Sainte-Anne a la Banasterie, qui étaient presque ruinés et qui sont d'une grande utilité pour le public et surtout pour les pauvres gens qui vont faire farine aux moulins qui sont sur la Roque des Doms, ont été achevés en quinze jours, aux dépens de la ville». 

 

Cet escalier a toujours été un endroit calme, propice aux rencontres. C‘est ainsi que le 7 octobre 1843, vers 10 heures du soir, «Gaspard Panisset, Sergent du 61e de ligne, qui se trouvait en cet endroit avec sa maîtresse, Aimée Vegan, épouse séparée de Baptistin Pons, fut écrasé par la chute d‘une pierre de vingt kilogrammes, posée la veille sur le parapet pour servir de jalon, et que le jeune Louis Roux, imprimeur en indienne, poussa dans le vide en jouant avec des camarades».

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