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Rue de la République

Vierge en prière

1 - Rue de la République

 

Percée en 1863 sous le nom de rue Bonaparte, devenue République en 1870, puis rue Pétrarque en 1874, la rue de la République conserve ce nom depuis plus d’un siècle. 

 

 

S’est appelée rue Saint-Marc et rue Pétrarque au Moyen Âge. De 1853 à 1865, Paul Pamard était le maire d’Avignon.

 

La rue de la République : Ouverte à l’époque de Pamard, elle s‘appelait … Bonaparte lors de la percée en 1854. Elle a fait disparaître la rue St-Marc dans laquelle se trouvait la maison natale (XV°) de Théodore Aubanel.

 

 

2 - De la rue joseph Vernet a la place del Horloge -

 

4 - Le buste de Mistral fut inauguré le 7 septembre 1980 pour le centenaire de la naissance du poète. Les Nouvelles Galeries ont été ouvertes en 1904. La chapelle des Jésuites tut classée monument historique en 1928 et renferme le musée Lapidaire depuis 1933.

 

La Tarasque de Noves 

 

La Tarasque de Noves est la plus étonnante statue gauloise célébrant la mort. Elle a été découverte en 1849 à quelques mètres d’une falaise taillée dans la roche du Puech de Noves, à quelque distance de la Durance. La plaine a été inondée pendant des siècles et la statue, monument funéraire placé dans un site de sépultures à incinération,a été peu à peu engloutie par les alluvions. Elle représente une tarasque, un monstre androphage au corps presque de lion à la tête plutôt d'un loup. Son approche met le spectateur en face du mystère du passage vers l'au-delà. Le monstre est solidement assis sur ses pattes de derrière. Son buste est droit, strié de côtes profondes et porte sur le dos, une toison hirsute. L‘énorme tête aux oreilles dressées, à la gueule grande ouverte et aux dents en triangle, spectaculaires, broient un corps d'homme dont subsiste un bras décoré d'un bracelet et un morceau de jambe. La bête mesure 1,18 mètre de haut. Ses pattes arrières fortement griffues servent de socle à deux têtes d'hommes barbus, les yeux clos, la face large. Ces têtes coupées sont tenues par les pattes avant de l'animal, toutes aussi griffues. Vue de face, la sculpture fascine car elle met en scène la peur de l'inconnu. L‘horreur de la mort devient fantastique et prétend à l‘inéluctable. Cependant, le sexe en érection vient tempérer la vision infernale. La tarasque ithyphallique proclame qu‘une autre vie existe après le terrible passage souligné par la découverte de traces de peinture rouge sur les mâchoires par les restaurateurs Roland et Olivier Coignard. Ils s‘interrogent aussi sur le trou qui traverse le sexe et l'excavation qui est entre les deux pattes arrières. Ne serait-ce pas une niche pour recevoir une tête véritable, mettant en relation l‘image de la mort et le renouveau de la vie ? Une dernière observation montre que l'arrière des têtes coupées aurait pu recevoir une calotte crânienne, ce qui les rattacherait à un cycle de vénération des ancêtres 

Depuis sa découverte, la Tarasque a souvent parue d'un style archaïque d'où une datation hésitante entre le Ve et le Ier siècles avant notre ère. Nous suivrons Patrice Arcelin (Table Ronde Musée Calvet 2001), pour en ramener la date entre le milieu et le tout début du Ier siècle avant notre ère. 

 

Le territoire est celui des peuples des Cavares et des Saliens. Nous sommes au moment où César et ses troupes ont conquis la Gaule et s’emparent de Marseille. Le territoire des cités amies de Marseille comprend l’Avignon antique qui frappe ses monnaies à l'étalon massaliote. Pourtant, la Tarasque de Noves, domine un ensemble funéraire en pleine campagne, comme si les événements tangibles dans la Provincia ne pouvait atteindre l'épreuve de la séparation de l'âme et du corps. Les mânes des ancêtres gaulois devenant aussi importants que les satues romaines de la tholos de Glanum quasiment à la même époque. 

 

Trouvées autour de l'hôtel de Ville, les têtes de Auguste, de Tibère, empereur en 14 et de son fils Drusus, mort en 23, supposent un temple impérial élevé sur le forum d’Avignon entre ces deux dates. Les deux statues de guerriers gaulois provenant de Vachères et de Mondragon sont aussi importantes. Provenant de Cabrières sur la Durance, la scène de halage fait partie des belles représentations de la vie quotidienne gallo-romaine, au même titre que celle du sacrifice et celle du Carpentum, la diligence antique, trouvées à Vaison-Ia-Romaine. 

 

De belles stèles funéraires, et la Vénus de Pourrières complètent ces collections de très grand intérêt, où on rencontre des statues de dieux, des têtes impériales, des mosaïques, des masques de théâtre et des sarcophages.

 

 

5 - Le chemin de fer reliant Paris à Marseille étant en plein essor, la gare d’Avignon fut mise en service le 29 juin 1854. Il fallait donc réserver aux voyageurs arrivant par train un accueil digne de la ville. Ce fut une période pendant laquelle Avignon subit les plus importantes modifications et cette rue devint cours et rue Bonaparte parce que celui-ci avait approuvé les projets de la ville. Les travaux durèrent de 1856 à 1867.

 

 

 

6 - Au N°17, nous avons un bel immeuble à la façade très ouvragée, c‘est le siège du journal “Vaucluse Matin”. Le buste de Pamard, député maire d‘Avignon au XIX° trône ignoré de tous sur une placette. Le monument fut inauguré le 12 août 1894 comme le précise une inscription. Pamard a été maire de la ville de 1853 à 1865.

 

Les établissements anciens s'appelaient : le Coq d'or, devenu magasin de chaussures à l’angle de la rue Viala ; le Toulonnais, puis café Regina est devenu un magasin Benettone : l'hôtel Moderne est devenu une pharmacie ; le Bazar Universel et le Petit Marseillais devinrent les Nouvelles Galeries en 1898, elles-mêmes morcelées en magasins en 1984. La menuiserie Lancelin devint la bijouterie Vincent avant d'être transformée en FNAC. En face, le rez de chaussée du journal La Provence était un établissement de bains-douches. A côté, la librairie Baud vendait des livres scolaires. 

 

A l'angle de la rue Pourquery de Boisserin (surnommé le Grand Serin par les Avignonnais), le grand magasin les Dames de France pris l'enseigne des Galeries Lafayette avant d'être morcelé. De l‘autre côté de la rue, le cinéma Palladium d'après-guerre, se transforma en Rio, et disparut en 1992 : il fut remplacé par l'enseigne Habitat, puis par le magasin Zara. 

 

Rue de la Ré, il y a les agences des journaux. De part et d'autre de la rue subsistent la Provence et le Dauphiné Libéré : les autres ont disparus, le Méridional La France, la Marseillaise, le Provençal, la Gazette Provençale. 

 

Le Musée Lapidaire est l'ancienne église des Jésuites. Les plans de François Royers de la Valfenière permirent de débuter la construction en 1620, mais l'édifice ne fut achevé qu'en 1645, tandis que les sculptures de la façade n'étaient terminées qu'en 1661. C‘est une belle construction baroque dont la façade montre les figurations des quatre Evangélistes au-dessus de la porte comprise entre des pilastres colossaux. Au-dessus de la forte corniche le second niveau est contreforté par deux grandes volutes qui encadrent les armoiries de Gérard des Aubres qui fut le principal donateur de la Compagnie de Jésus ; il est enterré dans une chapelle familiale à Notre Dame des Miracles. 

 

L'ouverture du Musée du Petit Palais a fait transférer place du Palais, les pièces glorieuses du Moyen Age. Le Musée Lapidaire, installé ici depuis 1933, n‘a gardé que les collections antiques.

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